Soutenons le choix de boire sans alcool.

Le soutien est important

Il est utile de soutenir le choix de boire sans alcool des femmes et des personnes enceintes. Le ou la partenaire de vie, les ami·es, les collègues, les membres de la famille ou de la communauté et les professionnel·les de la santé peuvent tous participer.

Découvrez des façons efficaces de le faire.

Partenaire ou proches

L’offre d’alcool pendant la grossesse : un obstacle qui doit disparaître

Les invitations et la pression à prendre « un p’tit verre » sont souvent mentionnées comme un irritant ou un défi par les personnes qui trouvent difficile de ne pas boire d’alcool pendant leur grossesse.

Il faut éviter d’offrir de l’alcool à une personne enceinte, même en petite quantité. Ce geste nuit à sa volonté de boire sans alcool même si l’intention est de lui faire plaisir, de célébrer ou de la détendre.

La grossesse peut être une occasion à saisir pour changer des habitudes. Il est possible de découvrir des boissons sans alcool ou de proposer d’autres activités pour s’amuser, fêter ou relaxer.

Saviez-vous que… ?

  • 1 femme sur 3 se fait offrir de l’alcool pendant leur grossesse.
  • 9 femmes sur 10 qui se sentent soutenues boivent sans alcool pendant leur grossesse.

L’entourage comme allié

Vous connaissez une femme ou une personne enceinte ?

Voici trois façons de la soutenir dans son choix de boire sans alcool.

  1. Lui dire que vous l’appuyez et qu’elle peut vous demander du soutien si besoin.
  2. Avoir différentes boissons sans alcool à la maison. Par ex. : eau plate, aromatisée ou pétillante, lait ou boisson végétale, jus de tomates ou de légumes, thé chaud ou glacé et mocktail.
  3. L’accompagner en buvant sans alcool lorsque vous êtes avec elle.

L’influence du futur papa ou de la partenaire de la personne enceinte est particulièrement importante.

Un monde où il fait bon boire sans alcool pour les futures mamans

Ce n’est pas parce qu’on décide de fonder une famille que, du coup, notre environnement physique et social change afin de nous aider à boire sans alcool pendant neuf mois. Il faut bien se l’avouer, au Québec, l’alcool est omniprésent dans nos vies et, pour certaines femmes enceintes, cela rend l’abstinence plus difficile.

Réduire l’exposition à la publicité d’alcool

La publicité d’alcool incite à en boire. Si vous avez un restaurant ou un commerce fréquenté par des personnes enceintes, vous pouvez jouer un rôle d’appui en réduisant la publicité d’alcool visible sur les murs, les présentoirs, les tables, les menus ou les vitrines de votre établissement. Vous pouvez aussi vous assurer d’une offre sans alcool intéressante.

Les professionnel·les de la santé

professionnels et intervenants en petite enfance

Recommandation en vigueur

Au Québec, l’Avis de santé publique du ministère de la Santé et des services sociaux en vigueur se lit comme suit : « Si vous êtes enceinte ou planifiez le devenir, ne prenez aucun risque, ne prenez aucun alcool. »

Afin de prévenir le TSAF, voici des informations et outils utiles pour les professionnel·les et les personnes intervenant en périnatalité.

Saviez-vous que … ?

  • Une femme qui
    connait le TSAF est
    moins susceptible de consommer de l’alcool pendant une grossesse.
  • 90 % des femmes se sentent à l’aise de discuter de leur habitude de consommation d’alcool avec leur professionnel·le de la santé pendant leur suivi de grossesse.

Le TSAF est la principale cause évitable d’anomalies congénitales.

  • Anomalies congénitales, touchant notamment
    • Le cœur
    • L’ossature
    • Les reins
    • Le cerveau
  • Troubles neurologiques du développement, tel que
    • Langagier
    • Moteur
    • D’apprentissage
    • De déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
  • Déficience intellectuelle.

Le TSAF est souvent associé à des traits faciaux caractéristiques. Toutefois, moins de 10% des personnes qui vivent avec un TSAF en présentent.

Le TSAF est la plupart du temps invisible rendant difficile son diagnostic et son suivi.

La seule cause du TSAF est la consommation d’alcool pendant la grossesse.

Il n’y a aucune quantité qui est sécuritaire en grossesse. Toutefois, on sait que boire 4 consommations ou plus en une occasion est très à risque pour le fœtus.

La consommation des pères pourrait aussi affecter l’ADN des spermatozoïdes et jouer un rôle dans le développement du TSAF.

Plusieurs facteurs influencent le type et l’intensité des impacts possibles de la consommation d’alcool en grossesse :

  • le bagage  génétique de la mère et du fœtus,
  • l’état de santé et nutritionnel de la mère,
  • le stade de la grossesse,
  • la quantité d’alcool consommée.

Pendant les premières semaines de grossesse, souvent avant la découverte de la grossesse, l’embryon est particulièrement vulnérable. Même au stade pré-implantation, un risque est présent. Ceci pose un défi sachant que 30 % et 60 % des grossesses sont non planifiées.

Screenshot 2024 05 27 at 11 29 17 Formation TSAF comprendre lalcool et la grossesse

Pour en apprendre davantage sur l’alcool et la grossesse, visionnez la formation.

En 20 minutes, elle aborde les notions importantes sur le TSAF, l’alcool en grossesse, les stratégies et les enjeux de prévention, et des pistes d’interventions.

 

Parler de consommation d’alcool pendant la grossesse et de TSAF peut être complexe.

Découvrez des outils afin d’aborder ouvertement et avec bienveillance la question de la consommation d’alcool durant la grossesse. Vous y trouverez notamment des vidéos, des affiches et une fiche synthèse sur le TSAF.

Pistes d’intervention pour discuter de grossesse et d'alcool avec bienveillance et sans tabou

Discuter de la consommation d’alcool avec toutes les femmes enceintes et les informer que ce sujet est abordé systématiquement pour éviter de susciter un sentiment de culpabilité ou de stigmatisation.

Intégrer le sujet de l’alcool à celui des habitudes de vie : sommeil, activité physique, médication, alimentation et tabagisme.

Explorer les connaissances de la femme enceinte sur les effets possibles de l'alcool durant la grossesse. Si des lacunes sont notées, offrir des informations si elle le souhaite. Ce site peut vous y aider.

Exemple :

  • Que savez-vous des conséquences de la consommation d'alcool durant la grossesse?

Explorer ce qu’elle pense de boire sans alcool durant toute la grossesse afin de détecter si la sobriété peut être problématique, et proposer des ressources de soutien si elle le souhaite.

Exemple :

  • Que pensez-vous de la recommandation de boire sans alcool tout au long de la grossesse?

Éviter les questions suggestives telles que : « Vous ne buvez pas d'alcool, j’imagine? »

Privilégier les questions exploratoires sans jugement.

Exemples :

  • Est-ce que votre grossesse est une bonne nouvelle?
  • À quand remonte votre dernière consommation d'alcool?
  • Actuellement, combien de consommation d'alcool prenez-vous par jour, par semaine, par mois?

Pour en savoir plus sur la problématique du TSAF

Depuis 2020, l’ASPQ publie un bulletin TSAF chaque année Ce recueil de textes aborde des sujets d’actualités sur le TSAF ou la consommation d’alcool pendant la grossesse. On peut y retrouver, entre autres, de nouvelles données scientifiques, des résultats de sondage, des politiques publiques et des initiatives prometteuses.

En plus des bulletins, l’ASPQ a produit divers rapports et états de situations.