Soutenons le choix de boire sans alcool

Afin de prévenir le TSAF, voici des informations et outils utiles pour les professionnel·les et les personnes intervenant en périnatalité.

 

Recommandation en vigueur

Au Québec, l’Avis de santé publique du ministère de la Santé et des services sociaux en vigueur se lit comme suit : « Si vous êtes enceinte ou planifiez le devenir, ne prenez aucun risque, ne prenez aucun alcool. »

Grossesse et alcool : une problématique complexe

Le TSAF est souvent associé à des traits faciaux caractéristiques. Toutefois, moins de 10% des personnes qui vivent avec un TSAF en présentent. Le TSAF est surtout la principale cause évitable de

  • anomalies congénitales, touchant notamment
    • le coeur
    • l’ossature
    • les reins
    • le cerveau
  • troubles neurologiques du développement, comme
    • langagier
    • moteur
    • d’apprentissage
    • de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
  • déficience intellectuelle.

Ce qui fait que le TSAF est la plupart du temps invisible rendant difficile son diagnostic et son suivi.

 

La cause du TSAF est la consommation d’alcool en grossesse.

L’alcool traverse le placenta pour se rendre au fœtus. Peu importe le type d’alcool (vin, bière, cocktail, spiritueux), il est toxique pour l’enfant à naître.

Il n’y a aucune quantité qui est sécuritaire en grossesse. Toutefois, on sait que boire 4 consommations ou plus en une occasion est très à risque pour le fœtus.

La consommation des pères pourrait aussi affecter l’ADN des spermatozoïdes et jouer un rôle dans le développement du TSAF.

Plusieurs facteurs influencent le type et l’intensité des impacts possibles de la consommation d’alcool en grossesse :

  • le bagage  génétique de la mère et du fœtus,
  • l’état de santé et nutritionnel de la mère,
  • le stade de la grossesse,
  • la quantité d’alcool consommée.

Pendant les premières semaines de grossesse, souvent avant la découverte de la grossesse, l’embryon est particulièrement vulnérable. Si on a longtemps cru qu’il n’y avait aucun risque au stade pré-implantation, on sait maintenant que c’est faux. Ceci pose un défi sachant que 30 % et 60 % des grossesses sont non planifiées.

Au Canada, 4 % de la population vit avec un TSAF. Au Québec, aucune donnée n’existe sur le sujet.

 

L’alcool et les femmes au Québec

Saviez-vous que…

80 % des Québécoises âgées de 12 ans et plus consomment de l’alcool et près de 50 % d’entre elles le font régulièrement.

29 % des femmes âgées de 18-34 ans consomment de l’alcool de manière excessive (4 verres ou plus en une même occasion) au moins une fois par mois au cours de la dernière année.

Grossesse et alcool : Outils offerts par l'ASPQ

La majorité des gens ne connaît pas le TSAF et encore moins ses effets sur l’enfant à naître. Parler de consommation d’alcool pendant la grossesse peut être complexe alors que peu de données sont disponibles pour en comprendre les enjeux.

Découvrez des outils concrets afin de mieux soutenir les femmes enceintes et leurs proches en abordant ouvertement et avec bienvaillance la question de la consommation d’alcool durant la grossesse.

Outils de sensibilisation au TSAF

Affiches et signets

Capsules vidéos

Consultez l'infographie destinée aux professionnel·les et intervenant·es

Consultez l'infographie destinée aux parents

Foire aux questions

Vivre avec le TSAF :
un défi quotidien pour toute la famille

Guillaume est un jeune adulte atteint du TSAF. Malgré les embûches, il est fier du chemin parcouru grâce à sa persévérance et au soutien de ses proches. Avec son père, Marc-André, ils partagent à cœur ouvert et sans tabous leur quotidien.

 

Pour en savoir plus sur le TSAF

Depuis 2020, l’ASPQ publie un bulletin annuel lors du Mois international de sensibilisation à l’alcoolisation foetale.

Publications de l'ASPQ sur le TSAF

L’ASPQ a produit divers rapports qui sont mis à la disposition des professionnels et des intervenants pour en apprendre davantage sur le TSAF.

Pistes d’intervention pour discuter de grossesse et d'alcool avec bienveillance et sans tabou

Discuter de la consommation d’alcool avec toutes les femmes enceintes et les informer que ce sujet est abordé systématiquement pour éviter de susciter un sentiment de culpabilité ou de stigmatisation.

Intégrer le sujet de l’alcool à celui des habitudes de vie : sommeil, activité physique, médication, alimentation et tabagisme.

Explorer les connaissances de la femme enceinte sur les effets possibles de l'alcool durant la grossesse. Si des lacunes sont notées, offrir des informations si elle le souhaite. Ce site peut vous y aider.

Exemple :

  • Que savez-vous des conséquences de la consommation d'alcool durant la grossesse?

Explorer ce qu’elle pense de boire sans alcool durant toute la grossesse afin de détecter si la sobriété peut être problématique, et proposer des ressources de soutien si elle le souhaite.

Exemple :

  • Que pensez-vous de la recommandation de boire sans alcool tout au long de la grossesse?

Éviter les questions suggestives telles que : « Vous ne buvez pas d'alcool, j’imagine? »

Privilégier les questions exploratoires sans jugement.

Exemples :

  • Est-ce que votre grossesse est une bonne nouvelle?
  • À quand remonte votre dernière consommation d'alcool?
  • Actuellement, combien de consommation d'alcool prenez-vous par jour, par semaine, par mois?

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